Un « plan d’action genre » de l’UE est nécessaire pour combattre la vague d’hostilité à l’égalité

Esther Lynch speaks at gender pay protest

Réagissant à la publication par la Commission européenne de sa Stratégie pour l’égalité des sexes, Esther Lynch, Secrétaire générale adjointe de la Confédération européenne des syndicats (CES), a déclaré :

« Alors que nous assistons à des réactions hostiles à l’égard de l’égalité des sexes, une action européenne incitant les États membres à ranimer le combat pour mettre fin aux discriminations quotidiennes auxquelles les femmes sont confrontées sur leur lieu de travail est urgente. Nous exhortons Ursula von der Leyen à être plus audacieuse, plus forte et plus rapide. »

« La consultation sur la transparence des rémunérations doit avoir lieu dès que possible pour que des mesures soient enfin prises pour combler l’écart de salaire de 16% entre hommes et femmes en Europe, comme par exemple l’interdiction de clauses de confidentialité des rémunérations, des audits annuels obligatoires et le droit des travailleurs à réclamer à leurs employeurs des informations sur les rémunérations par genre. Nous savons que ces mesures ne suffiront pas à garantir la fin des inégalités dans ce domaine. La Directive doit également permettre aux travailleuses et à leurs syndicats de négocier les changements nécessaires pour assurer l’égalité des salaires au travail. »

« Nous sommes déçus de constater l’absence de lutte véritable contre les nouvelles formes de sexisme au travail telles que celles qui apparaissent dans divers systèmes d’intelligence artificielle. »

« Les syndicats ont mené la lutte en faveur de l’équilibre hommes-femmes dans les conseils d’administration des entreprises et saluent donc l’engagement de la Commission à y veiller. Si au moins 40% des sièges dans les conseils d’administration doivent être réservés aux femmes, cela veut dire que toutes les femmes, de tous horizons et de toutes expériences de vie, et pas seulement celles issues d’une petite élite, doivent être représentées. »

« La Commission a également raison de pousser les États membres à finalement soutenir l’adhésion de l’UE à la convention d’Istanbul et à la convention de l’OIT sur la violence et le harcèlement au travail, y compris le harcèlement sexuel, à l’encontre des femmes. La CES exhorte les États membres à travailler au niveau national avec les syndicats pour hâter la ratification de ces conventions. »

Note :

La semaine dernière, la CES a organisé une manifestation et un théâtre de rue politique devant le Berlaymont afin de mettre en lumière ses exigences en matière de transparence des rémunérations. Voir les photos sur https://www.flickr.com/photos/etuc-ces/albums/72157713250856047

 

06.03.2020
Communiqué de presse