Une nouvelle approche du temps de travail

Dans différents pays d’Europe, les syndicats se penchent sur des expériences de la semaine de quatre jours et en évaluent les bénéfices pour les travailleurs.

Au Danemark, cinq municipalités ont lancé des initiatives portant sur la flexibilité du temps de travail ou la semaine de quatre jours. Le syndicat HK Kommunal fait état d’une volonté accrue, en particulier depuis la pandémie, de s’écarter des modèles traditionnels de travail. Les inquiétudes des travailleurs doivent toutefois être prises en compte et il faut donc pleinement évaluer les inconvénients potentiels de davantage de flexibilité pour tous les travailleurs concernés. « Il faut que cela se fasse sur une base volontaire et que les parties soient impliquées localement de telle sorte que les responsables et les employés puissent trouver un accord répondant aux besoins et aux souhaits dans un lieu de travail donné », a déclaré la Présidente Lene Roed.

Un essai de semaine de quatre jours dans 61 entreprises britanniques entre juin et décembre 2002 s’est avéré positif selon une étude du groupe de réflexion Autonomy, de l’Université de Cambridge et du Boston College. Les cas d’épuisement professionnel (burn-out) ont chuté de 71%, le renouvellement de personnel a diminué de 57% et les congés de maladie de 65%. Les recettes des entreprises quant à elles ont augmenté de 1,4%. Les 2.900 employés concernés ont vu leur durée de travail réduite sans perte de salaire.

En Italie, les syndicats First-Cisl, Fisac-Cgil, FNA, SNFIA et Uilca ont signé un accord avec le groupe bancaire Intesa Sanpaolo permettant au personnel de travailler quatre jours par semaine, à raison de neuf heures par jour, au même niveau de salaire.

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Photo: Tania Rose