Programme de travail – ce que la Commission considère important

European Commission

La Confédération européenne des syndicats (CES)

* est d’accord avec la Commission qui voit dans le socle des droits sociaux, l’accroissement des investissements et l’initiative pour l’emploi des jeunes des propositions importantes pour 2017 ;

* salue la proposition de révision du Pacte de stabilité et de croissance et la promesse de renforcer les instruments de défense commerciale quoique, au vu de la récente dramatisation entourant le CETA, elle estime qu’un engagement en faveur du commerce équitable et de négociations commerciales transparentes serait approprié ;

* est consternée par l’absence de la moindre référence à la représentation des travailleurs dans les conseils d’administration, aux comités d’entreprise européens et à la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et en conclut que ce ne sont à l’évidence pas des « choses importantes » aux yeux de la Commission européenne ;

* est déçue que la Commission européenne ait ignoré les demandes répétées des employeurs et des syndicats d’inclure dans le programme de travail le développement d’une ambitieuse politique industrielle https://www.etuc.org/sites/www.etuc.org/files/press-release/files/2016-10-18_businesseurope_and_etuc_letter.pdf https://www.etuc.org/sites/www.etuc.org/files/press-release/files/14.03.16_final_statement_industrial_policy.pdf ;

* s’étonne de ce que les négociations du Brexit ne soient pas mentionnées et souligne l’importance absolue de confirmer les droits des citoyens européens vivant au Royaume-Uni et des citoyens britanniques vivant dans d’autres pays de l’UE.

Le Secrétaire général de la CES, Luca Visentini, a déclaré : « Les premières priorités de la Commission européenne devraient être la promotion d’une croissance durable et la création d’emplois de qualité et de s’attaquer à la pauvreté et aux inégalités qui commencent à sérieusement empoisonner l’atmosphère en Europe. Bien que certaines revendications syndicales aient été prises en compte, je ne suis pas convaincu que ce programme de travail mette suffisamment l’accent sur ces points. Et beaucoup dépendra de l’ambition des propositions qui seront faites l’année prochaine. Je préviens la Commission européenne que nous comptons sur un pilier social solide incluant de nouveaux droits juridiques pour les travailleurs et leurs familles. »