Pour la CES, les régimes européens de retraite individuelle doivent garantir l’épargne

ETUC

La Confédération européenne des syndicats (CES) demande que l’épargne-retraite soit pleinement protégée dans la proposition relative aux produits paneuropéens d’épargne-retraite individuelle (PEPP) qui va maintenant faire l’objet de négociations entre les institutions de l’UE suite au vote intervenu plus tôt dans la semaine au sein de la Commission des affaires économiques du Parlement européen.

La Commission n’a pas réussi à imposer aux fournisseurs de PEPP l’obligation de garantir l’épargne-retraite des travailleurs lorsqu’ils placent leurs produits sur les marchés financiers.

En revanche, la Commission a pu obtenir des améliorations portant sur le rôle des autorités de surveillance européennes et nationales ainsi qu’une référence préférentielle aux fonds d’investissement privilégiant la bonne gouvernance et présentant un impact environnemental et social positif. Une « option de base » accompagnée d’explications obligatoires sera également proposée à tous les épargnants.

La CES plaide pour que les négociations veillent à renforcer les garanties à l’égard des épargnants. Elle réclame aussi un système de réglementation qui n’entre pas en concurrence avec les régimes de retraite collectifs.

« Les PEPP et les régimes privés de retraite individuelle ne constituent pas la solution dans une Europe vieillissante qui se remet lentement d’une crise économique », a déclaré Liina Carr, Secrétaire confédérale de la CES. « L’UE devrait plutôt concentrer ses efforts pour rendre les régimes de pension professionnels publics et collectifs plus inclusifs, adéquats et efficaces. »

« Les régimes publics et collectifs sont de loin plus efficaces et durables et ont besoin d’une réforme bien plus urgente que les produits financiers privés qui présentent moins de garanties en matière de revenus futurs. Le socle européen des droits sociaux consacre le droit à une pension de retraite adéquate pour tous. C’est ce à quoi l’UE doit s’atteler aujourd’hui, y compris à travers l’adoption et la mise en œuvre de la recommandation du Conseil sur l’accès à la protection sociale. »