Plus de démocratie au travail : Renforcer les droits des travailleurs dans le code des sociétés

Cover Peter

Des leaders syndicaux venus de toute l’Europe ont réitéré aujourd’hui leur revendication commune en faveur d’une plus grande participation des travailleurs et de davantage de démocratie au travail.

Ils lancent un appel aux eurodéputés pour qu’ils :

  • améliorent le paquet relatif au droit des sociétés actuellement soumis au Parlement européen afin de renforcer les droits des travailleurs à l’information, à la consultation et à la représentation au conseil d’administration dans les nouveaux types de sociétés autorisés par cette législation ;
  • renforcent les droits à l’information, à la consultation et à la représentation des travailleurs dans le projet de directive relative aux restructurations et à l’insolvabilité également à l’examen au Parlement.

Ils demandent en outre à :

  • la Commission européenne de publier la révision attendue depuis longtemps de la directive sur les comités d’entreprise européens (CEE) visant à augmenter le nombre et l’efficacité de ces comités ;
  • la prochaine Commission européenne de proposer une nouvelle directive fixant de nouvelles normes exigeantes en matière d’information, de consultation et de représentation des travailleurs dans les conseils d’administration des différentes formes de sociétés européennes.

La Confédération européenne des syndicats (CES) a récemment remis aux eurodéputés un ‘Appel pour plus de démocratie au travail’ signé par plus de 900 personnalités parmi lesquelles Thomas Piketty, les anciens premiers ministres Enrico Letta et Poul Nyrup Rasmussen, Dany Cohn-Bendit ainsi que de nombreux eurodéputés, universitaires et leaders syndicaux.

« La démocratie ne s’arrête pas aux portes des entreprises » a déclaré Peter Scherrer, Secrétaire général adjoint de la CES. « Davantage de démocratie au travail est bonne pour les travailleurs et le management – elle améliore la qualité de vie au sein de l’entreprise et contribue à la réussite économique, à la stabilité de l’emploi et à la bonne gouvernance de l’entreprise. »

« Malgré cela, et pendant plus de dix ans, l’Union européenne n’a rien fait pour améliorer la participation des travailleurs. Il faut que l’UE ouvre le débat sur la démocratie au travail – et la renforce. »

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23.10.2018
Communiqué de presse