Niveau international

A l’issue de la 17e série des négociations internationales sur le climat, qui se sont tenues en décembre 2011 à Durban (COP17), les négociateurs sur le climat mondial travaillent actuellement à un futur accord mondial sur le climat qui devrait être conclu pour 2015, et mis en œuvre d’ici 2020. La Conférence de 2012 (COP18) se tiendra au Qatar.

- La CES a adopté une position en vue de la Cop18 de Qatar.

Pour la Confédération européenne des syndicats (CES), même si nous avons accueilli avec satisfaction la plateforme de Durban et si nous reconnaissons que l’UE s’est montrée responsable et unie, chaque retard pour parvenir à un consensus international augmente les coûts éventuels (sur un plan économique, social et environnemental) et réduit les chances de maintenir les températures de la planète dans des limites appropriées.

Quels sont les défis ?

Les négociations de Durban ont réussi à sauver le processus des Nations Unies en matière de changement climatique, ouvrant ainsi la voie à une dernière série de discussions sur trois questions clés pour le mouvement syndical :

- continuer à réduire les émissions de CO2 dans le cadre d’une deuxième période d’engagement pour le Protocole de Kyoto qui expire en décembre 2012 ;
- la “plateforme de Durban”, qui se compose de 2 éléments. Premièrement, un programme de travail sur l’ambition accrue et, deuxièmement, la négociation d’un nouvel accord juridiquement contraignant, applicable à tous, à finaliser d’ici 2015 et à mettre en œuvre d’ici 2020 ;
- d’autres travaux sur les composantes essentielles des Accords de Cancún (2010) sur : les réductions des émissions globales afin de maintenir l’augmentation moyenne de la température mondiale sous les 2°C ; une Juste Transition dans le cadre des mesures d’intervention ; des mécanismes basés sur le marché, destinés à aboutir à des réductions de CO2 ; la mobilisation de fonds à grande échelle afin de permettre aux pays en développement de prendre des mesures efficaces et de plus grande ampleur ; et la mise en place d’institutions afin de réaliser ces objectifs.

Les négociations sur le changement climatique : un développement international

Après l’adoption d’une Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), l’étape majeure suivante dans les négociations sur le climat a été l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, en 2005, un accord assorti d’exigences plus strictes en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Depuis l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, les chefs d’État et de gouvernement qui ont ratifié la CCNUCC se sont réunis chaque année.

En 2009, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’était tenue au Danemark, sous le nom de Sommet de Copenhague.

Le Sommet de Copenhague a abouti à l’accord de Copenhague, un accord non contraignant qui permettra une réduction des émissions de CO2 afin de limiter le réchauffement de la planète, et qui étend le Protocole de Kyoto, qui expire en 2012.

La CES a réalisé une brochure utilisée en guise de proposition de stratégie syndicale lors de la Conférence de Copenhague. La brochure inclut également l’analyse de la CES à la suite de l’échec des négociations de Copenhague et expose quelques voies potentielles pour l’avenir.

En 2010, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’était tenue à Cancún, au Mexique. Cette Conférence a abouti aux Accords de Cancún. Bien que les Accords de Cancún ne soient pas juridiquement contraignants, ils constituent une étape importante dans les négociations. Ces accords représentent des avancées importantes dans la planification des plans visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à aider les pays en développement à se protéger contre les impacts climatiques et à construire leur propre avenir durable.

[La brochure de la CES réalisée pour la Conférence de Cancún détaille la position du mouvement syndical européen, en vue des négociations sur le climat qui se sont tenues à Cancún.

En 2011, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’était tenue à Durban, en Afrique du Sud. La Conférence s’est prononcée sur la "plateforme de Durban pour une action renforcée". Ce document engage pour la première fois tous les pays à réduire le carbone. Une "feuille de route" conduira les pays vers un accord légal visant à réduire les émissions de carbone en 2015, mais n’entrera en vigueur qu’après 2020.

Alors que le Protocole de Kyoto doit expirer en 2012, ces négociations internationales de Durban ont été essentielles pour assurer le futur cadre de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans cette perspective, la CES a adopté une résolution sur la position de l’UE à la Cop17 de Durban, qui est reprise dans la brochure.