Un plan d’austérité de 10 milliards € a été approuvé le 27 octobre 2010. Le plan du gouvernement allemand est un plan d’austérité budgétaire de 80 miliards € d’ici 2014, répartis comme suit: 11,2 milliards € en 2011, 18,6 milliards € en 2012, 23,6 milliards € en 2013 et 26,5 milliards € en 2014.
Le plan d’austérité de l’Autriche vise à récolter 1,17 milliard € grâce aux augmentations d’impôt et 1,6 milliard € en réductions des dépenses publiques. L’objectif est de ramener le déficit public au-dessous de 3% du PIB d’ici 2011.
Madrid a promis à ses homologues européens de ramener son déficit à 6% de son produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, alors qu’il était de 11,1% l’an passé. Le paquet global des mesures d’austérité propose des économies supplémentaires de 15 milliards € entre 2010 et 2011. L’objectif est de réduire le déficit budgétaire de l’Espagne de 11,1% du produit intérieur brut l’an passé à 9,3 % cette année et de le ramener à 3% d’ici 2013.
La situation de la Finlande est ambiguë : d’une part, on assiste à une évolution positive en ce qui concerne la fiscalité et les prestations sociales, d’autre part, le gouvernement est en train de mettre en place un « programme de productivité » visant à réduire le nombre de fonctionnaires.
Le gouvernement français a annoncé un plan d’austérité qui prévoit une réduction des dépenses publiques à hauteur de 45 milliards d’euros au cours des trois prochaines années (11 milliards d’euros par an, soit 0,55 % du PIB par an).
En mai 2010, la Grèce a accepté un plan de sauvetage de 110 milliards € accordé par le Fonds monétaire international et l’Union européenne. En vertu des termes de ce programme de prêt, la Grèce doit réduire son déficit budgétaire de 5,5% du produit intérieur brut en 2010 et viser un déficit de 8,1% du PIB, mais ce dernier devrait être plus élevé. Pour continuer à recevoir les versements de prêts en 2011, la Grèce doit réduire davantage son déficit budgétaire, à 7,6% du PIB.
En Hongrie, quatre plans consécutifs d’ajustement budgétaire ont été mis en place dès 2006 par trois gouvernements, y compris un plan de sauvetage FMI-UE (2008).
À cette date, trois budgets déflationnistes, qui ont coûté 14,5 milliards d’euros à l’économie, ont été approuvés. Le gouvernement déclare qu’il doit effectuer une réduction supplémentaire de 15 milliards d’euros répartie sur les quatre prochaines années (pour un total de €29,5 milliards, soit 19 % du PIB du pays) pour réaliser l’objectif de 3% du PIB en 2014. Entre-temps, l’Irlande se trouve dans sa troisième année de récession et le chômage a plus que triplé, passant de 4,3 % (fin 2006) à 13,9 % aujourd’hui.
La faillite des banques islandaises en octobre 2008 a plongé l’économie nationale dans une période de grave récession. Du point de vue budgétaire, les excédents se sont transformés en déficits et le gouvernement a pris à sa charge une proportion importante des nouvelles créances.
Après avoir refusé pendant des mois d’admettre la réalité de la crise économique, le gouvernement italien a annoncé, en mai 2010, des mesures d’impulsion budgétaire impliquant des réductions et des économies dans les dépenses publiques pour 24 milliards d’euros. Cette loi, vivement critiquée par les syndicats, devrait entrer en vigueur début décembre. D’autres lois concernant les réformes du marché du travail compléteront la série de mesures.
Le 10 avril 2010, le gouvernement luxembourgeois a proposé une série de mesures d’austérité que les syndicats ont refusées. À la suite de la mobilisation des syndicats avant et après l’été, certaines mesures d’austérité ont été retirées de la convention du 29 septembre. Cependant, certaines mesures inacceptables ont été maintenues.
La position officielle du gouvernement maltais est que le pays n’a pas besoin de recourir à des mesures d’austérité pour contrebalancer les effets de la crise financière internationale et la récession qu’elle a entraînée. Néanmoins, d’importantes coupes ont été appliquées et des réformes ont été adoptées.
La dette publique (presque 55 % du PIB) et le déficit public ont incité le gouvernement à mettre en place une stratégie d’économie. La Pologne n’a pas été touchée aussi durement par la crise que certaines autres économies occidentales, mais il y a eu un ralentissement de la croissance (seulement 1,7 % du PIB) en 2009 et une augmentation modérée en 2010 (prévision 3 %).
La série de mesures d’austérité adoptée au Portugal implique des coupes dans le salaire et les prestations sociales des employés. En outre, certaines taxes ont été mises en place, qui affecteront principalement les travailleurs.
Recourant à une procédure d’urgence, le Parlement tchèque a approuvé un paquet de mesures d’austérité qui inclut des coupes dans les prestations sociales, les services publics et des modifications du taux d’imposition. L’objectif est de réduire le déficit public à 4,6% du Produit intérieur brut.
La Roumanie a décidé d’adopter des mesures d’austérité très strictes, qui ont particulièrement frappé le secteur public, afin de bénéficier d’un plan de sauvetage de 20 milliards € de l’Union européenne et du Fonds monétaire international.
Pour limiter le déficit, le gouvernent envisage de réduire le montant de ses dépenses d’au moins 83 milliards de livres (€ 98 milliards) d’ici 2015, soit environ 17 % de toutes les dépenses publiques. Certaines taxes seront augmentées, mais le déficit sera surtout endigué par le biais d’économies.
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