
Euro-Manifestation 19 Mars 2005
To be checked against delivery
La semaine prochaine, les grands chefs politiques européens - les premiers ministres et les présidents arriveront dans leurs limousines pour débattre du futur de l’Europe.
Nous avons donc appelé à cette Euro-manifestation aujourd’hui à Bruxelles pour que ces décideurs européens puissent entendre notre voix, la voix de l’Europe sociale.
• Pour plus d’emplois et de meilleurs emplois • Pour une action décisive contre la Directive Bolkestein • Et pour la défense des droits sociaux en Europe.
Nous ne voulons pas que l’Europe devienne l’Amérique. Nous ne voulons pas d’Etats providence affaiblis, de retraites bradées, de syndicats faibles avec plus de privatisation et plus de dérégulation. Nous ne voulons pas non plus travailler jusqu’à épuisement !
Nous voulons
Une fin à la misère et aux conséquences tragiques du chômage pour l’individu et pour l’économie entière. C’est pourquoi la stratégie de Lisbonne doit se pencher sur l’emploi et plus particulièrement sur des emplois plus nombreux et de meilleure qualité pour enrayer la précarité qui se propage.
Nous voulons
L’espoir, l’égalité, l’accès aux mêmes opportunités pour tous, et non des emplois d’avenir, des emplois discriminatoires et instables.
Nous voulons des syndicats forts et un dialogue social efficace et non des politiques au service des patrons et des actionnaires.
Nous voulons un environnement sain, et non un environnement à la botte des lobbies du capital et des primes financières des directeurs.
Les bénéfices en Europe ont atteint un niveau record. Mais pourtant les investissements ne sont pas à la hauteur. De même, les budgets alloués à la recherche sont bas. Chaque travailleur a besoin d’emplois adaptés, d’emplois qualifiés, d’emplois d’avenir. Les gros bonnets des compagnies pétrolières, des compagnies agro-alimentaires, et bien d’autres encore, ne devraient pas s’engraisser alors que certains mijotent déjà leurs prochaines délocalisations vers les pays à la main d’oeuvre bon marché et faiblement taxé.
Nous avons tous besoin : • d’une Commission européenne forte et compétente, ferme avec les gouvernements nationaux et ferme avec le gros patronat, • d’une Commission prête à défendre l’état providence et le dialogue social. Nous ne voulons pas d’une Commission, pour reprendre les mots d’un certain commissaire, qui tient, un jour, un discours à gauche, et, le lendemain, un discours à droite.
Et nous ne voulons pas de Bolkestein - ce Frankenstein de directive sur les services qui, si elle était entérinée, ouvrirait une course vers le bas, rabaissant le niveau des salaires, des conditions de travail, des services publics, plutôt que de construire une Europe aux normes élevées. Nous ne voulons pas une ruée des compagnies vers les pays aux coûts les plus faibles et aux normes les plus basses.
Aujourd’hui, j’appelle la Commission à retirer le texte existant, de le jeter à la poubelle, et de le recommencer. Remettez le Frankenstein de Bokelstein au frigo et commencez à écouter les citoyens d’Europe.
Nous sommes engagés dans la bataille d’une guerre contre les néo-libéraux qui veulent enterrer l’Europe sociale.
Nous ne les laisserons pas faire. L’Europe n’est pas la leur. C’est notre Europe.
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