ETUC
05/08/2011

Une spéculation irrationnelle sur les marchés financiers sape une nouvelle fois l’économie européenne

La Confédération européenne des syndicats (CES) est extrêmement préoccupée de l’actuelle tourmente qui fait rage sur les marchés financiers. En relevant les taux d’intérêt sur les dettes souveraines espagnole et italienne jusqu’à des niveaux complètement déraisonnables, les marchés financiers mettent à nouveau en branle une « prophétie auto-réalisatrice » : une dette intrinsèquement tenable devient, très rapidement, presque impossible à honorer si des taux d’intérêt de 6% et plus doivent être payés.

 

L’austérité brutale appliquée dans le cadre des opérations de « sauvetage » en Europe ne mettra pas un terme à ce processus, mais aggravera au contraire encore les choses en détériorant la situation en matière de salaires, d’emploi et de sécurité sociale pour des millions de travailleurs.

Pour stopper cette réaction financière en chaîne, de véritables solutions européennes, à la fois rapides et efficaces, sont nécessaires : afin de retirer la dette des États des mains des spéculateurs financiers. L’Europe a besoin de toute urgence d’une euro-obligation commune, soutenue par la politique monétaire de la Banque centrale européenne d’une part, et par une politique fiscale européenne commune et/ou coordonnée de l’autre.

La CES soutient ses organisations affiliées de Grèce, d’Irlande, du Portugal, et maintenant d’Espagne et d’Italie, et leur exprime toute sa solidarité. Bernadette Ségol, Secrétaire générale de la CES, l’affirme : « l’Europe doit enfin agir pour éviter une situation dans laquelle les travailleurs et les emplois ne sont qu’un jeton du capitalisme de casino ».



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Dernière modification:août 6 2011.