
L’égalité de traitement doit s’appliquer à tous
Le 14 décembre dernier, la majorité du Parlement européen refusait par un vote majoritaire, le rapport de Mme Mathieu (PPE) sur le permis unique de séjour et de travail pour les ressortissants des pays tiers. Cette majorité préconisait la présentation d’un nouveau rapport dans un délai de deux mois. La Confédération européenne des syndicats (CES) rappelle que c’est le futur du marché du travail qui est en jeu. Elle appelle ses organisations membres à se mobiliser sur cette question.
Sous couvert de la jungle de la procédure parlementaire européenne, nous assistons à une tentative de faire adopter une directive qui pourrait avoir de graves conséquences pour le futur du marché du travail et pour la société européenne. En effet, si tous les porte-paroles se proclament défenseurs de l’égalité de traitement, le texte exclut, dans les faits, un certain nombre de groupes de travailleurs, notamment : les saisonniers, les travailleurs détachés des pays tiers, les travailleurs intra-groupes, et les travailleurs arrivant via accords AGCS (Accord général sur le commerce des services).
Pour Joël Decaillon, Secrétaire général adjoint de la CES, il est regrettable à tout point de vue, qu’une directive qui déterminera fortement notre marché du travail, ne soit pas discutée au sein de la commission d’emploi du Parlement européen. Il a déclaré : « Nous nous sommes déjà exprimés face à la Commission européenne en lui reprochant de ne pas avoir engagé de consultation sociale avant le lancement de cette directive d’autant que les risques d’augmenter les fragmentations du marché du travail, européens sont très importantes ». La CES lance un appel à ses organisations nationales pour qu’elles s’engagent fortement sur ce dossier.
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