ETUC
03/02/2010

Donnez-nous des garanties sur l’emploi et ne coupez pas prématurèment les dépenses publiques

A la veille du Sommet européen informel qui se tiendra le 11 février, une délégation de la Confédération européenne des syndicats (CES) rencontrera le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, afin de présenter les attentes et les exigences des travailleurs. La CES demandera des garanties pour l’emploi et la protection sociale. La délégation syndicale comprendra la Présidente de la CES, Wanja Lundby-Wedin, le Secrétaire général de la CES, John Monks, et les dirigeants des syndicats d’Espagne, de Belgique et de Hongrie . [1]

 

En substance, la déclaration de John Monks au Président du Conseil sera la suivante : « Nous sommes extrêmement inquiets à l’idée que les gouvernements abandonnent prématurément les mesures de stimulation qu’ils ont adoptées depuis le début de la crise et qu’une action précipitée ne retarde la croissance et n’augmente encore le chômage. Les syndicats européens ont adressé une lettre à leurs Chefs de Gouvernement respectifs avec un message très clair : « Vous avez sauvé les banques. Maintenant, sauvez l’emploi ! ». La CES exige que les Chefs de Gouvernement et les Autorités européennes :
- Maintiennent un niveau élevé de dépenses publiques pour favoriser la croissance et, dans le cadre d’un plan européen de relance élargi, injectent 1% supplémentaire du produit intérieur brut pour la création de nouveaux emplois pour les chômeurs. La CES prône des investissements dans des politiques industrielles fortes et dans les politiques de recherche et d’innovation. Les politiques en matière de formation et de recherche doivent aussi être renforcées pour garantir des emplois de qualité. L’Europe doit d’autre part développer également sa propre stratégie à long terme en matière de croissance verte.
- Garantissent en 2010 des opportunités d’emploi et de formation pour tous les jeunes afin d’éviter qu’une génération soit sacrifiée.
- Soutiennent le pouvoir d’achat et investissent dans la protection sociale et les services publics qui se sont révélés être des éléments stabilisateurs cruciaux pour éviter que la récession ne se transforme en dépression. Les dépenses publiques ne doivent pas être considérées seulement comme des coûts.
- Combattent les inégalités et le travail précaire afin que les travailleurs détachés et migrants soient traités de la même manière que les autres travailleurs.
- Réglementent efficacement les marchés financiers pour éviter la répétition du désastre que nous avons connu. Et John Monks de conclure : « Nous espérons que les Chefs de Gouvernement et les Autorités européennes donneront des garanties aux travailleurs et que ces garanties seront confirmées lors du Sommet européen du 11 février et du Sommet de Printemps ».

[1] Confédération européenne des syndicats (CES) : - John Monks, Secrétaire général - Wanja Lundby-Wedin, Présidents - Joël Decaillon, Secrétaire général adjoint - Walter Cerfeda, Secrétaire confédéral - Ronald Janssen, Conseiller Organisations belges : - Rudy De Leeuw, Président, FGTB et Anne Demelenne, Secrétaire général, FGTB - Luc Cortebeeck, Président, CSC et Claude Rolin, Secrétaire général, CSC - Bernard Noel, Secrétaire national, CGSLB Organisations espagnoles - Candido Mendez, Secrétaire général, UGT-E - Javier Dos, CC.OO Organisations hongroises : - Imre Palkovics, Président, MOSz



Vos commentaires sont importants pour nous.
Avez-vous trouvé cette page intéressante ?
Avez-vous un commentaire ?
 Vous pouvez répondre à cet article ici.



Dernière modification:février 10 2010.