
Turquie : protestations des travailleurs contre une décision du Governement de fermer leur lieu de travail
La décision du gouvernement turc de fermer les entrepôts TEKEL (société turque de production de tabac) a conduit au licenciement de 12 000 travailleurs de l’ancien monopole du tabac détenu par l’état. Les manifestations des travailleurs ont été violemment réprimées par le gouvernement. La Confédération européenne des syndicats (CES) condamne sans réserve la violente intervention des forces de sécurité.
Ces travailleurs, les membres de leurs familles et leurs partisans manifestent depuis le 15 décembre 2009 contre la fermeture de leur lieu de travail. Le troisième jour de leur manifestation à Abdi İpekci Park, ils ont été attaqués par les forces de sécurité. Le 19 janvier 2010, quelque 100 manifestants de TEKEL ont entamé une grève de la faim, qui a pris fin lorsque les six grandes confédérations syndicales turques, y compris les 4 organisations affiliées à la CES, se sont réunies pour décider des nouvelles mesures à prendre.
Le 28 janvier, Recep Tayyip Erdoğan, le premier ministre turc, a rencontré les dirigeants de TÜRK-İŞ et il a chargé ses ministres de trouver une solution afin de mettre fin au conflit d’ici la semaine prochaine. La CES appelle le gouvernement turc à s’assurer que des négociations soient entamées immédiatement avec le syndicat des travailleurs du tabac, TEKGIDA- İŞ, afin de garantir que ces travailleurs soient transférés vers d’autres entreprises publiques tout en conservant tous leurs avantages sociaux, conformément à la loi. La CES suivra l’évolution de la situation et appelle les syndicalistes européens à soutenir les campagnes menées par les syndicats internationaux et européens du secteur de l’alimentation, l’IUTA et l’EFFAT.
Pour de plus amples informations, voir http://cms.iuf.org/?q=node/204 et http://www.effat.eu/files/1264171959_doc_Tekel%20conflict%20EN%2021.01.10.pdf
En tant qu’organisation syndicale européenne, nous soutenons ces travailleurs dans leur lutte pour leurs droits les plus élémentaires : le droit à un salaire décent pour un travail journalier décent !
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