
La CES en état d’alerte dans l’attente de la révision à moyen terme de la Stratégie de Lisbonne
La Confédération européenne des syndicats (CES) est très inquiète suite à la publication de la révision à moyen terme de la Stratégie de Lisbonne par la Commission européenne. Les objectifs de l’UE en matière de politique sociale et d’environnement semblent être relégués au second rang dans le nouveau texte et favoriser l’économie.
Il s’agit ici d’un départ décevant pour la nouvelle Commission car elle risque de présenter l’Europe comme un acteur introduisant des niveaux sociaux plus bas, des Etats-Providence plus mauvais et des niveaux environnementaux amoindris. Le chemin vers la croissance - le seul chemin praticable pour l’Europe - devrait combiner le progrès économique et des niveaux environnementaux et sociaux plus élevés.
John Monks, Secrétaire Général de la CES a déclaré :
« La CES entend connaître les intentions précises de la Commission. Celles-ci seront plus claires lorsque les propositions de la Commission en matière de politique sociale seront publiées la semaine prochaine. Toutefois, nous poserons au Président de la Commission et à d’autres collègues du Parlement et de la Commission européenne les questions suivantes » :
Quelle est la portée de toutes nouvelles mesures de réglementation sur le marché du travail ?·
Quels sont les plans précis de la nouvelle Commission à propos de la Directive sur les services ?
‘Moderniser’ la protection sociale signifie-t-il le transfert des coûts de celle-ci sur les individus ?
Un « développement des secteurs industriels mené par le marché » permettra-t-il vraiment à l’Europe de renouveler sa capacité industrielle face à d’autres concurrents mondiaux qui se développent sur une base industrielle forte ?
La CES souhaite une croissance accrue, de meilleurs emplois et plus nombreux. Si la Commission et le Conseil veulent vraiment relancer le processus de Lisbonne avec la coopération des syndicats, des réponses claires et convaincantes aux questions posées ci-dessus doivent alors être fournies. Dans le cas contraire, les syndicats européens considéreront l’action d’aujourd’hui comme une défaite pour l’Europe.
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