
La récession et les décisions de la CJCE menacent le soutien au marché libre unique
Le 21 janvier 2008, la Confédération européenne des syndicats (CES) participera à la troïka sociale des ministres de l’Emploi qui réunira les partenaires sociaux européens, la Commission européenne et la plateforme des ONG sociales européennes. La réunion tripartite abordera la question de la mobilité des travailleurs et ses impacts sur les marchés européens de l’emploi - un sujet qui figurera au centre des préoccupations du futur Conseil informel Emploi, politique sociale, santé et affaires des consommateurs (EPSCO). A cette occasion, la CES réitérera son soutien à la libre circulation de la main-d’œuvre et ses préoccupations concernant la menace que la récession et les récentes décisions de la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) représentent à cet égard.
La CES a longtemps soutenu la libre circulation de la main-d’œuvre au sein de l’Union européenne jusqu’à s’opposer aux mesures transitoires faisant suite à l’adhésion des nouveaux États membres en 2004 et 2007. En dépit de la récession, la CES défendra l’égalité d’accès aux marchés de l’emploi et le principe de l’égalité de traitement pour tous les travailleurs.
John Monks, Secrétaire général de la CES, a déclaré : « La libre circulation de la main-d’œuvre est un concept fondamental que nous défendrons toujours. Mais les récentes décisions de la Cour de justice des Communautés européennes, qui ont permis aux employeurs d’utiliser des travailleurs détachés pour miner les conventions collectives, ne nous aident guère. Cette tendance doit être corrigée d’urgence afin d’introduire un protocole de progrès social dans le prochain traité à conclure, et de renforcer la directive sur les travailleurs détachés. »
De plus, John Monks a souligné que « Ces initiatives ne sont pas destinées à entraver la libre circulation mais à la soutenir. Elles visent à prévenir une fragilisation de grande ampleur qui, si elle se poursuit, constituera probablement la plus grande menace pour le marché unique et les relations entre les pays. Elles sont destinées à faire obstacle aux nationalistes, protectionnistes et racistes qui s’opposent en masse au marché unique et à la libre circulation de la main-d’œuvre. Elles sont essentielles pour l’avenir de l’Europe. »
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