ETUC
16/12/2008

Euro-manifestation : les syndicats européens disent “non” à la régression sociale

Le 16 décembre, plus de 15 000 syndicalistes venant de toute l’Europe ont manifesté à Strasbourg à l’initiative de la Confédération européenne des syndicats (CES), pour demander au Parlement européen de ne pas affaiblir la directive sur le temps de travail, ce qui marquerait une régression sociale et donnerait un très mauvais signal en ces temps de récession économique et à l’approche des élections européennes. La directive sur le temps de travail est un élément clé de l’Europe sociale et elle ne peut pas être bradée.

 

Les syndicats européens ont défilé dans les rues de Strasbourg ce 16 décembre, à la veille du vote du Parlement européen, sur la révision de la directive sur le temps de travail sous le mot d’ordre ‘Priorité aux droits des travailleurs, et non aux heures de travail à rallonge’. L’objectif de cette Euro-manifestation syndicale était de mettre en arde les membres du Parlement européen de ne pas adopter une révision de la directive qui conduirait à une régression dans le domaine de la politique sociale.

John Monks, secrétaire général de la CES a déclaré : « Nous demandons aux parlementaires européens de voter pour une directive sur le temps de travail qui aille dans le sens du progrès social. Dans le cas contraire, cela provoquerait la première régression sociale législative dans l’histoire de la politique sociale de l’Union européenne (UE). Est-ce le bon message à lancer aux citoyens européens à un moment où nous connaissons une crise profonde qui risque de s’aggraver ? A six mois des élections européennes, il est essentiel d’indiquer clairement à tous les citoyens européens que l’UE n’est pas seulement un libre marché qui donne la priorité aux grandes entreprises et aux banquiers mais qu’elle répond aussi et avant tout aux préoccupations sociales des Européens. Il serait insensé d’affaiblir une directive qui est capitale pour l’Europe sociale ».

Les positions de la CES sur la directive sont connues :

  • fin de l’opt-out,
  • le temps de garde doit être intégralement reconnu comme temps de travail,
  • protéger le rôle particulier des négociations collectives dans l’organisation du temps de travail : pas d’annualisation sans protection adéquate,
  • le droit pour les travailleurs de pouvoir concilier vie privée et vie professionnelle, et d’assurer leur santé et sécurité,
  • une protection contre les heures longues et nuisibles à la santé pour tous les travailleurs à tous les niveaux d’emploi, y compris les cadres supérieurs.

Une politique moderne du temps de travail du 21e siècle doit prendre en compte ces revendications.



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Dernière modification:décembre 17 2008.