Resserrer la politique monétaire à un moment où l’économie va déjà être confrontée à un grave ralentissement au cours des trimestres à venir, ainsi qu’à des turbulences financières, revient à renforcer les facteurs de récession.
Etrangler l’économie de la zone euro ne permettra guère de faire face aux causes réelles de l’inflation car l’inflation élevée est essentiellement importée du reste du monde, à travers des prix pétroliers élevés.
Les taux d’intérêt élevés de la zone euro aggraveront encore la chute du dollar, imprimant ainsi aux prix pétroliers une poussée supplémentaire.
Les effets inflationnistes secondaires résultant des salaires sont et resteront absents.
En bref, la décision de la BCE est dangereuse, contreproductive et inutile. Ce sont l’économie européenne et les travailleurs européens qui en paieront à la fois le prix.
Selon Reiner Hoffmann, Secrétaire général adjoint de la CES : “La BCE devrait comprendre que nous ne vivons plus dans les années soixante-dix. Les spirales inflationnistes prix-salaires appartiennent au passé”.
