ETUC
30/06/08

La Présidence française doit agir sur l’Europe sociale

La Présidence française débute ce 1er juillet et la Confédération européenne des syndicats (CES) se réjouit de collaborer avec la Présidence même si l’Europe sociale ne figure pas parmi ses quatre priorités (énergie et changement climatique, immigration, sécurité et défense, politique agricole).

 

La dimension sociale dépendra largement des propositions législatives concrètes du nouvel agenda social qui seront annoncées mercredi et qui se doivent d’être progressistes, à la différence du malheureux accord politique conclu sur le temps de travail. La CES attend de la Présidence française qu’elle réponde au malaise général qui s’est emparé des citoyens et des travailleurs européens ; à cette fin, l’adoption d’un protocole pour le progrès social – joint aux traités lors de leur prochaine révision – constituerait un grand pas en avant.

La CES se réjouirait également d’une initiative visant à réviser la directive sur le détachement des travailleurs, une action rendue nécessaire par le caractère nuisible des décisions récentes de la Cour européenne de justice. La Présidence française doit montrer que l’Europe n’est pas qu’affaire de concurrence déloyale et de promotion des bas salaires comme avantage concurrentiel, et que l’Europe sociale est en vie, progressiste et améliore les standards.

Le Secrétaire général de la CES, John Monks, a commenté :“La Présidence française doit agir pour l’Europe sociale afin que ce concept conserve son sens et son poids”.



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Dernière modification:juillet 1er 2008.