
La CES demande aux États membres de l’UE de ne pas rejeter les éléments cruciaux de la Constitution européenne
Alors que la chancelière allemande Angela Merkel mène actuellement des négociations sur l’avenir du Traité constitutionnel européen, la Confédération européenne des syndicats (CES) rappelle aux dirigeants de l’UE les conséquences potentiellement dangereuses d’un abandon des composantes du projet de Constitution qui importent le plus pour les citoyens et les travailleurs européens.
La CES réitère son soutien en faveur de la Constitution, déjà ratifiée par 18 Etats membres de l’UE, et souligne que toute nouvelle proposition doit aussi constituer une avancée pour l’Europe sociale.
La CES s’oppose principalement à la suppression ou à l’affaiblissement de la seconde partie de la Constitution, à savoir la Charte des droits fondamentaux, qui représente l’avancée la plus importante pour les citoyens européens et doit dès que possible devenir juridiquement contraignante.
"Les dispositions et objectifs sociaux qui renforcent le rôle des partenaires sociaux sont indispensables si l’on veut que les travailleurs de toute l’Europe soutiennent une proposition de compromis" a déclaré John Monks, Secrétaire général de la CES. "Nous avons besoin d’une dimension sociale plus forte répondant aux préoccupations concernant des questions telles que la sécurité de l’emploi, la restructuration et la mondialisation."
La CES devrait soutenir :
l’ajout d’une déclaration sociale et d’un protocole social à la Constitution,
une coopération accrue, par exemple dans la zone euro, afin d’éviter que le progrès social dans certains pays ne soit bloqué par d’autres.
La CES regrette que ces négociations importantes se déroulent à huis clos, sans participation directe de la société civile européenne ou des partenaires sociaux.
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