
La réforme structurelle ne va pas en soi concrétiser la stratégie de Lisbonne !
“L’expérience que l’on a pu faire en Europe tout au long de la dernière décennie a montré qu’il ne suffit pas d’accroître le potentiel de croissance. Les politiques doivent aussi faire en sorte que la croissance ait réellement lieu” a déclaré John Monks, Secrétaire Général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES) dans une première réaction au rapport de la Commission pour le Conseil du printemps.
A condition que les réformes adoptent un profil élevé en bénéficiant à tous les travailleurs, en respectant le dialogue social et en débloquant la dimension sociale de l’Europe et en apportant la sécurité en période de changement, la CES est en faveur d’un débat sur la croissance et sur des réformes de l’économie européenne qui soient favorables à l’emploi.
Mais il ne suffit pas d’accroître le potentiel de croissance. Si l’on veut engranger les bénéfices de la réforme, les politiques doivent faire tourner la machine de l’économie. C’est particulièrement important, surtout en ce moment où la relance est considérablement affaiblie par la santé florissante de l’Euro. Le Conseil du printemps doit aborder cette question de façon appropriée en prenant des mesures de renforcement de la relance, y compris :
une mise en oeuvre rapide de l’Initiative de Croissance Européenne ;
une interprétation claire et adéquate du Pacte de Stabilité et de Croissance ;
une politique monétaire qui - tout en poursuivant la stabilité des prix - soutienne aussi la croissance.
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