ETUC

La Conféderation européenne des syndicats (CES) demande à la Banque centrale européenne (BCE) d’engager des discussions avec les partenaires sociaux

La BCE lance via les médias un appel aux partenaires sociaux pour qu’ils évitent les effets inflationnistes dits de « second tour » consécutifs à une augmentation des prix du pétrole. Cependant, ce n’est pas seulement la structure des salaires, mais c’est aussi la politique monétaire qui doivent réagir de façon appropriée, a déclaré John Monks, le Secrétaire Général de la CES.

Les craintes qu’une augmentation des prix du pétrole n’affecte l’évolution salariale sont fortement exagérées. De récentes statistiques de la Commission font état d’une brusque décélération de la croissance salariale. Dans un contexte d’un ralentissement marqué de l’économie, les négociations collectives de 2004 se sont axées sur des objectifs de modération salariale, qui étayent une évolution des salaires compatible avec une stabilité des prix en 2005. Ceci permet à la Banque centrale européenne de se concentrer sur l’effet collatéral de l’augmentation des prix du pétrole, qui se traduit par une réduction de la demande. Il y a en effet en danger bien réel qu’une érosion du pouvoir d’achat des salaires n’entraîne une nouvelle année de faible croissance économique.

La CES demande à la BCE d’entamer un dialogue constructif avec les partenaires sociaux européens afin de garantir une combinaison de politiques macroéconomiques qui assure la stabilité des prix tout en permettant à la relance encore fragile de se confirmer.



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Dernière modification:février 9 2005.