
La CES évalue les résultats sociaux de la Présidence Finlandaise "des résultats mitigés"
La CES considère cette Présidence comme une période au cours de laquelle les progrès en matière de politique sociale et de législation au sein de l’UE peuvent être mesurés. Bien que la CES reconnaisse que la Présidence de l’UE ne peut prendre seule des décisions et nécessite la coopération de la Commission, du Parlement européen et du Conseil afin de mettre en place des actions efficaces, chaque Présidence doit jouer un rôle particulier dans sa manière de mener les débats, d’établir des priorités, de préparer le travail sur le terrain et de dessiner les contours des problèmes particuliers.
Le but de la CES n’est pas d’évaluer les performances générales en matière de politique de la Présidence finlandaise. Le verdict est principalement basé sur le Mémorandum présenté par la CES à la Présidence finlandaise (26 juin 2006).
Sur la base de ce mémorandum, la CES arrive à la conclusion que la première priorité de la Présidence finlandaise a été l’adoption en seconde lecture de la directive européenne sur les services et de la nouvelle législation sur les produits chimiques REACH. Le Présidence a démontré tout son professionnalisme, mais n’a pas pu obtenir de progrès en termes de politique sociale, par exemple dans les domaines du temps de travail ou des agences de travail temporaire. Toutefois, la Présidence a invité pour la première fois, le Secrétaire général de la CES à prendre la parole lors de la réunion du Conseil ECOFIN le 8 septembre 2006, ce qui a permis de finaliser les accords concernant le Fond d’ajustement à la mondialisation et l’Agence européenne des Droits fondamentaux. Il semble juste de dire que l’Union a connu une amélioration de ses performances, mais ses possibilités d’améliorations sont encore grandes. La question de l’innovation a disparu des radars de l’UE.
Dans plusieurs cas, la Commission européenne est clairement responsable du manque de progrès (cadre des services d’intérêt général ; révision des comités d’entreprises européens). Dans d’autres cas, différents gouvernements au sein du Conseil ont retardé l’adoption d’un compromis ou insisté sur des compromis inadaptés à la dimension sociale de l’Union européenne (travailleurs intérimaires ; révision de la directive sur le temps de travail).
Concernant les questions de politique étrangère, la Présidence a été influencée par l’objectif des syndicats de faire progresser la dimension sociale, tout particulièrement au cours des pourparlers de l’ASEM et des relations entre l’UE et la Russie. Elle a aussi reflété nos inquiétudes concernant les évènements au Zimbabwe et en Tunisie.
DIX TESTS SOCIAUX POUR LA PRESIDENCE FINLANDAISE
1. Stratégie de Lisbonne Verdict:Résultat positif (la Présidence reconnaît l’importance du rôle d’une politique macro-économique globale et d’un débat constructif et organisé au sein du dialogue macro-économique au niveau politique)
2. Energie Verdict : Progrès limités
3. Directive sur le temps de travail Verdict:Résultats négatifs (bonne coopération, pas de résultats)
4. Constitution européenne Verdict:Aucun progrès
5. Directive sur les services Verdict:Résultats mitigés (bonne coopération, mais aucun progrès substantiels en seconde lecture)
6. Politique sur les produits chimiques (REACH) Verdict:Positive (importante adoption, mais quelques déficiences)
7. Approche intégrée de l’égalité entre hommes et femmes Verdict:Positive
8. Meilleur agenda réglementaire Verdict:Résultats mitigés
9. Développement durable Verdict:Aucun progrès
10. Education et formation Verdict:Positive (Déclaration d’Helsinki)
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