ETUC
16/03/06

La CES accueille avec satisfaction les initiatives prises par certains Etats membres afin de lever les restrictions sur la mobilité des travailleurs, mais elle réclame davantage de mesures aux plans national et communautaire afin de garantir un traitement égal et une protection sociale pour les travailleurs transfrontaliers

La Confédération européenne des syndicats (CES) note avec satisfaction l’annonce, faite par l’Espagne, le Portugal et la Finlande, d’ouvrir leur marché du travail aux travailleurs des Etats membres d’Europe centrale et orientale à partir du 1er mai 2006, mais elle souligne que l’ouverture des marchés du travail et le renforcement des droits sociaux doivent aller de pair.

 

Nous prônons une approche plus ouverte,” affirme le Secrétaire général de la CES, John Monks, “mais elle doit être basée sur les principes d’égalité de traitement et d’harmonisation vers le haut des conditions de travail et de la protection sociale.”

La CES s’est déclarée favorable à une ouverture du marché de l’emploi de l’UE, à quatre conditions : un salaire égal et des conditions de travail de valeur égale sur le même territoire ; le respect des systèmes nationaux de négociation collective et de relations industrielles ; un accès égal pour les travailleurs aux prestations sociales ; et des mesures effectives de surveillance et de mise en oeuvre. Mais, au plan national, les syndicats doivent jouer un rôle important dans les décisions finales sur l’ouverture de leur marché du travail, en tenant compte des spécificités et des préoccupations nationales et géographiques.

Les syndicats ont constaté à quel point les restrictions temporaires qui restent en vigueur dans un certain nombre d’ "anciens" Etats membres ont tendance à avoir un effet pervers en conduisant à une augmentation du travail non déclaré, à l’exploitation et à la discrimination au lieu de protéger les marchés du travail. Or, l’ouverture des marchés du travail doit être associée à une puissante surveillance et à des mesures de lutte contre l’exploitation et la concurrence déloyale sur les salaires et les conditions de travail, qui accompagnent trop souvent la mobilité transfrontalière des travailleurs ou des services.

C’est la raison pour laquelle, le Comité exécutif de la CES a également adopté hier une prise de position sur la mise en oeuvre de la directive sur le détachement, réclamant un plus grand engagement des Etats membres en faveur du contrôle et de la mise en oeuvre de cette directive. La CES demande à la Commission européenne de prendre des mesures supplémentaires au niveau de l’UE afin de soutenir les Etats membres et les partenaires sociaux dans leurs efforts.



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Dernière modification:mars 16 2006.