
Les syndicats européens insistent auprès de la Présidence autrichienne pour qu’elle donne une nouvelle impulsion à l’Europe sociale
John Monks, Secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), ainsi qu’une délégation de syndicalistes européens ont rencontré ce jour le Chancelier autrichien Wolfgang Schüssel, auquel ils ont présenté les principales exigences des syndicats pour les six prochains mois de la présidence autrichienne de l’Union européenne (UE).
Le premier semestre de l’année 2006 devrait marquer un nouveau départ pour l’Union européenne. “Le concept de l’Europe sociale doit occuper une place centrale dans le développement d’une UE où progrès économique et progrès social vont de pair,” a déclaré John Monks. “L’approche européenne doit être la promotion d’une économie sociale de marché avec le renforcement des droits sociaux.” La CES appelle la présidence à apporter un nouveau support aux objectifs de la Stratégie de Lisbonne, par le biais d’un investissement dans la croissance économique, l’innovation, la recherche et le développement, la formation continue et la création d’emplois de meilleure qualité.
La CES a accueilli favorablement l’engagement autrichien à relancer le débat sur la Constitution de l’Union européenne et son rôle dans l’avenir de l’Europe, dans la foulée de son rejet, l’année dernière, par les électeurs français et néerlandais et de la "période de réflexion" qui a suivi ce rejet. “La CES souhaite jouer un rôle actif dans ce débat et faire partie de toute nouvelle initiative,” a affirmé John Monks.
La CES souligne qu’il est crucial d’aboutir à une décision équilibrée sur le projet de directive sur les services, afin de promouvoir la dimension sociale du marché intérieur. La délégation syndicale sollicitera la présidence autrichienne pour qu’elle présente une nouvelle proposition qui tienne compte des critiques des syndicats et qu’elle maintienne les normes en vigueur en matière de protection des travailleurs au sein de l’UE.
Certaines autres exigences clés comprennent :
un changement de la politique économique visant à promouvoir la croissance par une Initiative européenne en faveur de la reprise ;
un accord budgétaire urgent pour 2007-2013, visant à soutenir une cohésion plus forte au sein de l’UE ;
la fin du principe de l’opt-out dans la directive sur le temps de travail révisée ;
une action ambitieuse visant à mettre en œuvre le Pacte européen pour la jeunesse.
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