
Les syndicats demandent aux gouvernements européens d’ajouter la dimension sociale et de l’emploi aux négociations sur le changement climatique
Les syndicats européens ont rencontré des chefs des gouvernements de l’Union européenne réunis à la conférence de l’ONU sur le changement climatique. Ils les appellent instamment à ajouter une dimension sociale et de l’emploi au protocole de Kyoto.
« Le changement climatique concerne les personnes, leur qualité de vie et leurs emplois », déclare Sophie Dupressoir de la Confédération européenne des syndicats (CES), l’une des 14 membres de la délégation syndicale. « En plus de détruire des vies humaines, les catastrophes climatiques détruisent des emplois, provoquent des déplacements de populations, et ont des implications énormes pour le social et pour l’emploi ».
Lors de la rencontre, les syndicats ont confirmé leur soutien entier et actif au protocole de Kyoto. Ils ont estimé que l’Europe peut réduire fortement ses émissions et créer de nouveaux emplois sans engendrer de problèmes sociaux. Les syndicats ont montré qu’ils sont prêts à assumer leur responsabilité dans le cadre de l’instauration d’un dialogue tripartite entre les gouvernements, les syndicats et les employeurs sur la mise en œuvre des engagements de Kyoto, et de droits d’information et de consultation renforcés. La délégation syndicale s’est félicitée du soutien exprimé par plusieurs gouvernements à ses préoccupations.
« La Convention, qui a pour cadre le développement durable, doit se doter d’une véritable dimension sociale, où l’emploi a toute sa place. L’Union européenne doit promouvoir cette approche dans les négociations », a déclaré la représentante de la CES .
Il est urgent de réduire la vulnérabilité des populations aux effets du changement climatique. C’est un vrai défi dans les pays en développement où la protection sociale manque souvent et où le travail informel domine. « Toute solution pour réduire la vulnérabilité et faciliter l’adaptation à ces catastrophes doit comprendre un volet d’accès à l’emploi » a insisté la délégation européenne.
Sur cette base, la présidence britannique de l’Union a été invitée à mettre tout en œuvre pour obtenir l’ouverture des discussions sur l’après-Kyoto à la conférence de Montréal.
Les représentants des syndicats du Royaume-Uni, de l’Espagne et de la Belgique ont présenté des résultats positifs de leur implication dans les dialogues sociaux mis en place dans ces pays pour la mise en œuvre des plans nationaux d’application du Protocole.
La CES a annoncé le lancement d’une étude inédite sur 11 pays européens, sur les implications pour l’emploi et la formation des engagements de l’Union pour réduire les gaz à effet de serre en 2012 et 2030. Les syndicats européens démontrent ainsi qu’ils deviennent, face à ce défi, une force de proposition.
Recommandation syndicale pour COP 11
La délégation syndicale européenne (CES, TUC, FGTB, CC.OO, CSC,...)
Contact : Sophie Dupressoir, sdupressoir@etuc.org, +324 73 65 3423
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