Avec une économie de la zone Euro encore faible et avec une tendance à la baisse des évolutions salariales (voir annexe), les effets d’un second round sur l’inflation provoquée par la hausse des prix pétroliers ne se concrétiseront pas. Le réel danger se trouve plutôt du côté de la relance économique et de la croissance : le prix élevé du pétrole pèse sur la croissance en érodant le pouvoir d’achat des ménages. Les décideurs européens devraient par conséquent se concentrer sur les moyens de relancer la demande intérieure et certainement pas essayer de la réduire encore davantage.
John Monks, Secrétaire général de la CES a déclaré : « Tout ce discours sur l’augmentation des taux d’intérêts sape la confiance économique et met en péril la relance. Avec des salaires réels, qui ne bougent pas, la BCE devrait simplement laisser passer la flambée des prix du pétrole. Après cinq ans de ralentissement économique, l’Europe ne peut pas se permettre de nouveau une année de croissance maigre ».
ANNEXE
Niveau des salaires négociés collectivement
| Niveau des salaires négociés collectivement | |
| 2002 | 2.8 |
| 2003 | 2.6 |
| 2004 | 2.4 |
| 2005 | 2.3 |
Source : Questionnaire annuel de la CES 2005
