
Le Sommet social informel d’Hampton Court doit placer la justice sociale au centre des débats comme l’a fait le Sommet social tripartite
La Confédération européenne des syndicats (CES) se félicite que les participants du Sommet social tripartite du 24 octobre se soient accordés, dans leur majorité, sur la nécessité de justice et de cohésion sociales dans le contexte actuel de globalisation. Elle espère que le Sommet social informel du 27 octobre ira dans le même sens et qu’il sera suivi d’un programme de travail concret.
Le Sommet social tripartite et le Sommet social informel ont le mérite de porter l’Europe sociale au cœur de l’attention. Lors du Sommet tripartite du 24 octobre, la CES a tout d’abord accueilli favorablement le rapport de la Commission européenne, publié le 20 octobre et notamment le projet de création d’un « fonds d’ajustement à la globalisation » permettant aux Etats membres d’ajuster les chocs sociaux en cas de restructurations importantes. Ce fonds constitue un pas en avant.
John Monks, secrétaire général de la CES, a déclaré qu’il était essentiel de donner et de reconnaître un niveau européen aux politiques sociales : "Nous ne prônons pas le protectionnisme mais nous voulons des normes communes et savoir de quelle juridiction dépendent les travailleurs. Nous soutenons la stratégie de Lisbonne et espérons qu’elle soit revitalisée. Il est évident que la croissance et l’emploi doivent également être au cœur du Sommet d’Hampton Court (sommet social informel), mais redynamiser la croissance européenne ne doit en aucun cas signifier réduire les droits des travailleurs".
Le vrai défi à relever est de réduire un taux chômage très élevé en Europe, de retrouver la croissance, sans céder à la tentation des déréglementations qui pourraient aller dans le sens d’une attaque au droit du travail.
S’agissant de la mobilité des travailleurs, à laquelle la CES est favorable, le mouvement syndical rappelle que le cadre juridique est au cœur du débat, comme le montre le cas Vaxholm en Suède.
En conclusion des débats, John Monks a souligné que le Sommet social informel d’Hampton Court devrait poursuivre sur cette lancée, à savoir accorder une importante majeure à la justice sociale. De même, il est essentiel de réfléchir à « l’après Hampton Court ». Un programme de travail doit être mis en place avec les employeurs et celui-ci doit être soutenu à la fois par la présidence de l’UE et la Commission. « Il est essentiel d’avoir un programme de travail actif avec les employeurs même si certains points de controverse demeurent comme les directives temps de travail, services, agents temporaires ».
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