
" La Constitution , qui n’est pas néo-libérale, devient une victime des États membres tentés d’ignorer l’Europe sociale"
La Confédération européenne des syndicats (CES) est déçue et regrette que des citoyens français aient rejeté la Constitution européenne, tout en respectant leur choix.
L’Union européenne doit maintenant faire face à une crise majeure. Pour la première fois de son histoire, la population d’un des six pays fondateurs a rejeté la façon dont l’Europe se construit. Il ne semble pas que ce soit un rejet de l’Europe en général, mais un rejet de l’Europe néo-libérale. C’est aussi une réaction face aux craintes liées au chômage, aux délocalisations et à l’insécurité.
La CES a lancé un avertissement, ces derniers temps, rappelant que le soutien à l’intégration européenne faiblirait si l’on n’accordait pas assez d’attention à la dimension sociale. Les faits lui ont malheureusement donné raison. La Constitution qui n’est pas néo-libérale est devenue une victime pour les états membres tentés d’ignorer l’Europe sociale.
C’est un signal très clair à l’UE : elle n’a pas suffisamment écouté les appels en faveur de l’Europe sociale. Le marché intérieur doit être associé à une dimension sociale forte, prenant en compte les préoccupations des travailleurs et des syndicats. L’UE doit se rapprocher des citoyens et de leurs revendications.
Nous avons besoin à présent d’une période de réflexion, et nous devrons bien sûr, examiner les décisions démocratiques des Etats membres qui s’exprimeront prochainement.
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