ETUC
25/05/05

La CES salue l’appel de l’OCDE en faveur de politique macroéconomiques expansionnistes en Europe

La Confédération européenne des syndicats (CES) se réjouit des claires déclarations que l’Organisation de Coopération et de Développement économique (OCDE) a faites dans son dernier numéro de “Perspectives économiques de l’OCDE” sur la nécessité de politiques macroéconomiques expansionnistes en Europe pour relancer la demande intérieure. Elle est totalement d’accord que dans le contexte actuel de faible tension inflationniste sous-jacente et de faible niveau de la demande générale, il semble quasiment obligatoire de faciliter les relations monétaires dans la zone euro (...) et que la politique monétaire pourrait avoir un rôle immédiat à jouer en réduisant de façon significative les taux d’intérêt. A la lumière de ceci et des prévisions de l’OCDE, qui ne prévoient que 1,2% de croissance économique dans la zone euro en 2005, le Secrétaire général de la CES, John Monks a déclaré : ‘la Banque centrale européenne (BCE) doit abandonner soin attitude attentiste. Elle ne peut se contenter d’observer passivement l’économie qui est en train d’entrer dans une cinquième année d’une croissance extrêmement chétive.

 

La CES, avec le Comité consultatif syndical (TUAC) de l’OCDE, a longtemps défendu le point de vue que l’Europe souffrait d’une inadéquation de la demande intérieure et réclamé une initiative coordonnée de croissance européenne afin de fournir le coup de pouce nécessaire pour remettre l’économie sur les rails des objectifs d’emploi de Lisbonne. Plus spécifiquement, la CES a souligné - et cette position a maintenant été reprise à son compte par l’OCDE - que lorsque des réformes structurelles et des politiques actives du marché de l’emploi étaient mises en oeuvre, il fallait le faire dans un environnement économique qui soit plus expansionniste afin de garantir que les personnes qui arrivent en fin de droits en matière de programmes de formation et d’allocations aient un emploi attrayant pour prendre le relais. Sinon, comme l’OCDE le reconnaît, il y aura de sérieux risques de déflation.

Trop nombreux sont encore les décideurs politiques européens qui adoptent encore le point de vue complaisant que le régime de la politique macroéconomique, en dépit de ses faibles performances économiques, est d’une certaine façon, au-delà de tout reproche. La CES n’a cessé de contester cette approche - la dernière fois, c’était lors de sa conférence sur “Réaliser les objectifs de Lisbonne : rôle de la politique macroéconomique” et de proposer des stratégies alternatives basées sur une approche coordonnée de l’élaboration des politiques, une approche qui inclue également les éléments de détermination des salaires, comme partie d’une stratégie anti-inflationniste de croissance et génératrice d’emplois. A la lumière de la reconnaissance de l’OCDE qu’une “meilleure gestion du volet ‘demande’ de l’économie restera une priorité majeure” pour l’Europe, elle demande aux décideurs politiques de l’UE de s’engager dans un débat constructif sur les moyens d’améliorer l’élaboration des politiques macroéconomiques, en particulier dans la zone euro.



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Dernière modification:mai 25 2005.