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OUI A LA CONSTITUTION - POURQUOI ?
Depuis des semaines et même des mois, la Confédération européenne des syndicats prend position en faveur du traité constitutionnel.
Vous le savez, ce n’est pas un scoop.
A une immense majorité, les syndicats se sont prononcés en faveur du traité car il comporte des avancées que vous connaissez déjà :
le « plein emploi » ;
l’intégration de la Charte des droits fondamentaux ;
un rôle garanti pour les partenaires sociaux ;
La solidarité ; la lutte contre l’exclusion ; l’égalité pour tous.
Nous voulions davantage et, à l’avenir, nous ferons campagne pour plus encore.
Cependant, le texte actuel est déjà un progrès.
Il est vrai, comme les critiques le disent, qu’il y a une vague de néo-libéralisme en Europe.
Bizarrement, ce sont les sociaux-démocrates britanniques et allemands qui sont au centre de cette tendance.
Pour eux, l’Europe sociale est l’ennemi de l’Europe économique. C’est une erreur majeure qui contribue à rendre l’Europe impopulaire parmi les français, les anglais et les autres.
La Constitution, ça n’a rien à voir avec le néo-libéralisme, ça n’a rien à voir avec la Directive Bolkestein ni avec le combat de Tony Blair pour garder l’opt out de la directive sur le temps de travail.
Ce qui compte c’est qu’elle énonce des principes solides pour les droits des travailleurs, des services publics, et pour notre modèle social européen, qui protégeront l’Europe du thatchérisme.
Le capitalisme international n’a pas besoin d’une Constitution ; mais nous OUI.
Introduire une constitution, c’est introduire une règlementation. C’est combattre le laisser-faire.
Si la France vote non, nous aurons droit aux sermons britanniques sur la façon dont le gouvernement français s’est aventuré dans ce referendum et s’est écarté des préoccupations des citoyens.
Nous n’avons pas besoin de leçons.
Nous ne voulons pas entendre que la méthode intergouvernementale est préférable à la méthode communautaire.
Et que l’Europe devrait se limiter à être une zone de libre échange.
Parce que si la France vote non, c’est ce que les Européens entendront de la part des Anglo-saxons.
Nous ne voulons pas voir remettre en cause les rêves de Monnet, Schuman, Mitterrand et Delors.
C’est pourquoi j’appelle ce soir la gauche, les citoyens de la France, pays d’origine des idéaux et des espoirs européens, à voter « oui ».
Oui pour soutenir l’Europe sociale.
Oui pour une Constitution nouvelle, utile et efficace.
Et oui pour garder la conduite de l’Europe entre de bonnes mains.
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