
La CES demande que le projet de grandes orientations de politique economique (GOPE) soit revu en profondeur
Le projet de Grandes orientations de politique économique 2005 - 2008 se limite une fois de plus aux politiques axées sur la stabilité et aux politiques de réformes structurelles. Les politiques du côté de la demande continuent d’être ignorées, laissant au reste de l’économie mondiale la tâche d’assurer que l’Europe sorte de sa récession de quatre ans. A l’opposé, la Confédération Européenne des Syndicats (CES) demande instamment au Conseil Ecofin d’ajouter une nouvelle orientation invitant les Etats membres à rallier leurs forces pour déclencher une “relance-maison”.
“Stabilité et réformes ne suffisent pas. Si nous voulons réellement relancer l’agenda de Lisbonne, il nous faut aussi agir du côté de la demande” a déclaré John Monks, le Secrétaire Général de la CES. “L’Europe peut y arriver en utilisant la puissance qui émane d’une action conjointe.’’
La CES souhaite que les nouvelles GOPE coordonnent une ‘Initiative de relance européenne’. Dans le cadre des budgets de 2006, les Etats membres devraient établir des ‘plans nationaux de redressement et d’innovation’. Ces plans devraient avoir pour objectifs des investissements supplémentaires équivalents à 1% du PIB dans les priorités de Lisbonne et devraient être financés par : · des obligations de la branche Croissance européenne émises par la Banque Européenne d’Investissement ; · l’utilisation du nouveau Pacte de Croissance et de Stabilité ; · une généralisation du ‘keynésianisme autrichien’ au niveau européen (c’est-à-dire passer entre les dépenses existantes et les catégories fiscales pour augmenter la demande globale nette).
Pour en savoir plus sur les amendements de la CES aux GOPE : voir annexe (en anglais).
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