
Pour le premier anniversaire de l’élargissement de l’UE, qui date de mai 2004, la CES approuve les progrès en faveur d’une plus grande intégration
Un an après l’élargissement le plus ambitieux qu’ait connu l’Union européenne, la Confédération européenne des syndicats (CES) approuve le succès remporté par les nouveaux et les anciens Etats membres dans leur cheminement vers une Union plus étroite.
Les craintes des sceptiques se sont révélées infondées : il n’y a pas eu d’afflux massif d’importations bon marché ou de main d’œuvre non qualifiée, et dans plusieurs des nouveaux Etats membres, les taux de croissance économique et l’investissement ont été impressionnants. Les citoyens des dix nouveaux Etats membres de l’UE, qui sont dans le mouvement syndical européen depuis plusieurs années, sont devenus des participants actifs et engagés dans les institutions européennes.
Toutefois, les 12 derniers mois ont aussi montré que certains employeurs souhaitent tirer parti des différences économiques qui existent encore entre les pays de l’UE, afin de mettre à mal, au détriment des travailleurs, les rémunérations et les conditions de travail convenues.
Dans l’avenir proche, le succès de l’intégration européenne repose sur deux points importants :
La ratification du Traité constitutionnel de l’UE est essentielle pour assurer le bon fonctionnement d’une Union à 25, pour garantir les mêmes droits fondamentaux aux travailleurs de tous les Etats membres, et pour progresser sur la voie d’une plus grande démocratie et d’une plus grande transparence dans le fonctionnement de l’UE. Si la Constitution est rejetée par un ou plusieurs membre(s) de l’Europe des 15, le risque est grand de voir le projet européen suspendu dans le désenchantement et la récrimination générale.
Les investissements et les ressources communautaires appropriés en faveur de mesures de cohésion sociale dans les nouveaux Etats membres sont cruciaux si on veut éviter le dumping social et équilibrer les conditions de vie et de travail à travers l’Union.
Le développement d’un mouvement syndical fort et démocratique visant à défendre les intérêts des travailleurs est tout aussi important, surtout en Europe centrale et orientale, et la CES réaffirme son engagement dans ce sens. Il reste beaucoup à faire pour affermir le rôle des partenaires sociaux et consolider le dialogue social bipartite dans ces pays, afin que les travailleurs puissent pleinement bénéficier de l’essor de la croissance et de la mobilité du travail, déclare John Monks, secrétaire général de la CES. Selon lui les travailleurs de l’Europe des 25 et leurs familles ne sont pas des rivaux. Ils partagent le même intérêt commun qui consiste à améliorer leur qualité de vie et à consolider le modèle social européen.
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