
Cessez d’attaquer les salaires minimum – La CES soutient la Confédération syndicale slovène
Le salaire minimum actuel en Slovénie s’élève à 599,73 €, c’est-à-dire moins que le seuil de risque de pauvreté. L’UE reste fidèle à sa conviction idéologique consistant à faire pression en faveur d’une baisse du salaire minimum national, en affirmant qu’une telle mesure soutiendra la compétitivité et la création d’emplois. Dans une lettre envoyée aujourd’hui au Président Van Rompuy et au Président Barroso, la Confédération européenne des syndicats (CES) proteste vivement contre cette intervention inacceptable dans les systèmes nationaux de fixation des salaires.
La Secrétaire générale de la CES, Bernadette Ségol, a déclaré : « Nous protestons contre cette intrusion manifeste et irresponsable des institutions de l’UE dans les systèmes nationaux de fixation des salaires. Les limites des droits de l’UE dans le domaine des salaires doivent être respectées. L’UE n’a aucune compétence pour intervenir dans les salaires (article 153-5) ; sa compétence à formuler des recommandations salariales au travers d’orientations économiques générales est précisément réduite à cela, des recommandations. Aucune pression d’aucune sorte ne devrait être exercée sur les systèmes nationaux de fixation des salaires et plus particulièrement sur le salaire minimum ».
Bernadette Ségol a ajouté : « Qu’est-ce que l’Europe espère obtenir en faisant baisser le salaire minimum en Slovénie ? Cette mesure conduira inévitablement à une augmentation du nombre de travailleurs pauvres dans ce pays. De telles mesures sont inéquitables et inefficaces et ne font que creuser le fossé entre l’UE et ses citoyens ; elles ne restaurent pas la croissance ; elles n’augmentent pas l’emploi ; elles renforcent la concurrence à la baisse. »
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